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dimanche 22 janvier 2012

L’ECOLE DOIT-ELLE REMPLACER LES PARENTS EN MATIERE D’EDUCATION ?


À propos de l’éducation, je voudrais proposer l’un des principaux débats en matière scolaire en Espagne. L’un des principaux objectifs de l’éducation des enfants, c’est d’encourager le développement des valeurs intellectuelles et des valeurs émotionnelles. Les valeurs intellectuelles permettent aux enfants de trouver le sens de la responsabilité, la recherche de l’excellence, elles leur permettent aussi de se comporter de manière adéquate dans la société, d’être une personne sociale. Grâce aux valeurs émotionnelles, ils peuvent trouver l’amour, la passion, la joie. Mais qui sont les responsables de garantir ces valeurs aux enfants : l’école ou les parents?
Le rôle de l’école n’est pas de remplacer les parents dans l’éducation, au contraire, ceux-ci doivent collaborer. En fait, chacun doit avoir des responsabilités bien définies.
Tout d’abord, les parents ont un rôle primordial dans l’éducation des enfants, rôle qui ne dépend que de leur responsabilité. De fait, le premier devoir des parents est d’inculquer les règles de vie commune, comme par exemple la politesse et le respect de l’autre. Cette dernière valeur est très importante pour que les enfants puissent créer leur propre système de valeurs. Les enfants doivent prendre conscience que leurs valeurs et leur culture ne sont pas nécessairement les mêmes que celles de leur voisin ou de leur camarade de classe. D’ailleurs, les parents doivent transmettre les valeurs de la culture familiale et de la langue maternelle en respectant leur prope culture et celle des autres.
Par contre, la mission première de l’école doit être l’instruction et non l’éducation. De fait, les enseignants doivent garantir aux enfants des outils communs de culture générale. De plus, l’école doit transmettre aux enfants les règles qui régissent le système politique du pays, la constitution, les droits et les normes de vie en commun pour bien comprendre le fonctionnement du monde.
L’engagement le plus important de nos jours, en ce qui concerne l’éducation, doit être avant tout le partage des compétences entre les parents et l’école. D’une part, les enseignants demandent aux parents une étroite collaboration avec l’école. Ce qui est par conséquent essentiel, c’est une relation de complémentarité dans laquelle les parents doivent s’intéresser au travail des enfants, par l’intermédiaire du suivi scolaire, spécialement le suivi des devoirs à la maison, des résultats scolaires. Il est nécessaire de prêter attention au comportement en classe et au respect des professeurs.
D’autre part, ils doivent apporter des ressources permettant de favoriser les apprentissages comme par exemple, aider à l’utilisation du dictionnaire, aider à la lecture de la leçon et à la préparation d’un examen.
En résumé, pour favoriser une bonne éducation des enfants, il est nécessaire à mon avis d’établir une collaboration entre enseignants et parents dans laquelle, d’une part, parents et, d’autre part, enseignants aient leurs compétences bien définies.

L'espoir

samedi 17 décembre 2011

BILINGUISME OBLIGATOIRE ?



À propos de l’apprentissage des langues étrangères, je voudrais évoquer le Plan d’encouragement du Bilinguisme pour bien comprendre la nouvelle dynamique du processus enseignement-apprentissage. Un examen attentif montre que ce phénomène n’est ni circonstanciel ni arbitraire. Au contraire, le projet du bilinguisme est une initiative conjointe entre le Ministère de l’Éducation et les Communautés autonomes pour améliorer la formation académique des enfants et des jeunes entre 3 et 16 ans. Le projet a pour but d’aider les jeunes à s’intégrer en Europe. Cette initiative est actuellement testée dans certaines Communautés. Il s’agit d’enseigner quelques matières du programme académique comme par exemple les sciences naturelles, les sciences sociales ou la musique, dans une langue étrangère, soit l’anglais, soit le français.

Dans les années à venir, le bilinguisme sera obligatoire. Toutes les écoles primaires et secondaires devront enseigner une langue étrangère dès la première année.
Par rapport à cette question, un certain nombre de professeurs sont sceptiques concernant la possibilité d’application réelle et les effets positifs. D’une part, des enseignants pensent que cette loi qui vise, d’une façon ou d’autre, à améliorer l’éducation devrait prendre en considération la difficulté de sa mise en application. D’autre part, le bilinguisme commence à démontrer que non seulement les enfants ont du mal à suivre un très grand nombre de disciplines mais qu’en plus leurs capacités sont en état de surexploitation. Au fur et à mesure que l’implantation du bilinguisme avance, les difficultés sont de plus en plus nombreuses.

D’après de récents sondages pédagogiques publiés sur ce sujet, les avantages du bilinguisme sont une réalité pour des millions d’élèves. De fait, l’enseignement d’une langue étrangère donne aux jeunes la possibilité de devenir bilingues, c’est-à-dire de pouvoir s’exprimer et penser sans difficulté dans deux langues et de leur offrir des perspectives d’enrichissement culturel inédites. Le bilinguisme présente de nombreux avantages en ce qui concerne les capacités des jeunes. D’une part, le bilinguisme est très positif puisque les enfants bilingues acquièrent une plus grande flexibilité mentale. D’autre part, les enfants bilingues apprennent plus facilement une nouvelle langue, quel que soit leur degré de motivation. De plus, à l’égard du développement cognitif, le bilinguisme peut atténuer les effets du vieillissement.

En résumé, le débat qui préoccupe aujourd’hui notre société en matière d’éducation illustre bien l’importance de l’implantation d’une deuxième langue. Pour moi, l’enseignement d’une langue étrangère devrait faire partie de l’éducation de chaque enfant. Une langue, c’est une culture, une façon de penser, une façon de voir le monde. Une langue est une ressource qui doit être étudiée, utilisée et préservée parce qu’une langue permet une ouverture d’esprit inégalable. L’étude des langues est l’étude de la vie, de l’histoire et des coutumes des autres. La connaissance d’une autre langue peut non seulement enrichir chaque contact que l’on peut avoir avec la société mais peut aussi améliorer notre développement cognitif. Quel que soit l’avenir de l’éducation en Espagne, j’ai pris conscience de tous les bienfaits d’être bilingue. En supposant que le bilinguisme puisse être positif pour les jeunes, ne serait-il pas prioritaire d’identifier les principales causes du manque de qualité de notre système éducatif ?

L'espoir

mardi 6 décembre 2011

...ET SON CONTRAIRE



"Au moment où je t’ai écrit cette lettre tu ne me connaissais pas encore. 
Un premier point commun: je ne te connaissais pas non plus. J’espérais uniquement et peu sereinement notre rencontre, notre réveil.
J’ai alors décidé de t’écrire ces quelques lignes à la fois si ridicules et si lucides pour que tu puisses comprendre maintenant quel type de justification vitale tu représentes pour moi. J’ai toujours su que tu finirais par lire ce témoignage anticipé et que je t’identifierais immédiatement comme sa légitime lectrice.
Je n’ai pas conçu cette lettre comme un instrument d’espoir. C’était simplement la seule manière d’établir, depuis le passé, un contact précédant nos premiers regards et nos premières paroles. Mon objectif était plus d’embellir notre histoire que de glorifier le futur, en te prouvant qu’avant même de nous voir pour la première fois, quelque chose nous unissait déjà. Je pensais déjà à toi, je t’écrivais déjà d’insipides mots et j’attendais déjà, en frémissant, ta réaction. Tu vois, rien n’a changé.
Tu n’as jamais été pour moi une destinataire imaginaire. Tes yeux qui parcourent mes lignes sont aussi réels que l’encre qui les a tracées et seront les seuls, avec les miens, à cheminer entre elles. Aucune autre n’a fait, ou ne fera, ce que tu es en train de faire. Si tu n’existais pas, cette lettre n’aurait jamais été écrite. Une simple question de temps, le sublime moment où j’ai pu te la remettre.
Alors que je m’adressais à toi, d’une manière encore timide dans ce cinquième paragraphe, je pressentais de plus en plus la magie de ce que nous allions partager. Le futur, ou autrement dit “notre présent”, allait effectivement confirmer ce que mon intuition, reconvertie en un intense besoin de t’écrire, me laissait prodigieusement soupçonner: la tendre complicité qui nous unirait à la mer chaque fois que nous irions lui rendre visite, les rafraîchissantes caresses du vent qui n’oublierait jamais de nous saluer, l’œil lumineux du soleil qui s’ouvrirait pour contempler notre bonheur et se fermerait pour créer une intimité si enviée, la beauté d’un ciel bleu qui jamais ne se fâcherait, la majestueuse nature disposée à magnifier sans limite notre belle union, en réalité tout un monde de privilèges qui nous rendrait perpétuellement hommage et que nous remercierions en ne dédaignant aucun de ses bons gestes.
Je ne pouvais pas encore mesurer totalement la grandeur de ce qui nous attendait et préférais me réserver quelques révélations miraculeuses à savourer à tes côtés. Tu es bien sûr la mieux placée pour savoir que celles-ci ne se sont pas fait attendre et que certainement d’autres, encore plus transcendantales, viendront jalonner notre extase.
Mes certitudes à ton sujet ne m’ont jamais effrayé. Leurs adversaires sont mort-nés. Nombreux sont ceux qui pensent que notre harmonie absolue est une farce. La lecture de cette lettre leur démontrerait le contraire mais celle-ci constitue l'un des privilèges dont je t'ai parlé ci-dessus et auxquels ils n’auront jamais accès.

J’espère que nous n’avons pas laissé beaucoup de temps s’écouler entre mon écriture et ta lecture, notre première rencontre.

C’est notre lettre, pour toujours.

À tout de suite..."


                                                                                                                 Le figurant

LE TOUT...


Ne fait-on pas tout ce que l'on peut pour accéder à une confortable et durable sérénité ? 
N’a-t-on pas d’abord suivi les recommandations des responsables de notre éducation, puis celles de notre intelligence et de notre instinct pour nous offrir le maximum de possibilités de vivre une existence aussi intéressante que satisfaisante ?
Après avoir lutté et résisté tant d’heures dans un monde qui nous semble étranger et auquel on est pourtant censés participer, pourquoi continue-t-on à justifier continuellement notre insatisfaction et à maintenir en vie notre agonique espoir en désirant la chance de quelques-uns et en ignorant celle que beaucoup nous envient ? 
Notre imagination nous trahirait-elle en nous faisant croire que l’on saurait être plus heureux que notre prochain si l’on disposait des mêmes moyens que lui ? Pourquoi ce dont l’autre dispose nous paraît-il parfois inaccessible alors que l’on en a peut-être bénéficié avant lui ?

Si l’on est de pitoyables ignorants pour trouver la voie de notre félicité, on est en revanche de grands experts pour décortiquer les causes de notre malheur. 
Selon la personnalité de chacun, on s’attachera à différents critères. La dimension sentimentale paraîtra à de nombreuses personnes la plus décisive. La liste des possibles plaintes est infinie. Un visage aimé qui apparaît puis disparaît, qui réapparaît puis redisparaît, qui, trop de fois et pas assez, réapparaît et redisparaît et s’en va finalement pour toujours. Un visage aimé dont on imagine la vie faute de pouvoir la partager avec lui. Visage aimé, porte d’un monde rêvé qui s’ouvrira pour un autre. Visage aimé qui ignore sa transcendance et qui aime un autre visage. 
L’on veut nous faire croire que le tunnel n’est pas obscur et l’on se réfugie bien volontiers dans ces lumières virtuelles que nous offrent quelques reconnaissances sociales. C’est d’ailleurs illuminé par ce sourire déguisé qu’on aimera se présenter aux autres déçus, car ce faux sourire est la chose la plus intéressante de notre vie. La résolution d’un problème, la compréhension d’un système complexe, l’aide à autrui ou la sagesse acquise au fil des ans sont intéressantes. Mais ne le sont-elles pas plus pour le spectateur que pour l’acteur, vite lassé ? Une vie intéressante n’est pas forcément satisfaisante.

Le chemin qui nous mène au bonheur est en perpétuelle métamorphose. Aucune constante ne nous empêche de tomber dans le vide qui l’entoure.
                                                              

Le figurant

lundi 5 décembre 2011

PRÉSENTATION

Dans chaque message, un élève (ou un ancien élève) de l'Ecole de Pierre profite de sa connaissance du français pour nous communiquer ce qui lui semble digne d'être écrit.

Les commentaires (respectueux) de ses camarades sont toujours bienvenus.

L'auteur améliore ainsi sa maîtrise du français écrit en utilisant sa liberté d'expression et son puissant cerveau...

Un grand merci à tous !