À propos de l’apprentissage des langues étrangères, je voudrais évoquer le
Plan d’encouragement du Bilinguisme pour bien comprendre la nouvelle dynamique
du processus enseignement-apprentissage. Un examen attentif montre que ce phénomène
n’est ni circonstanciel ni arbitraire. Au contraire, le projet du bilinguisme
est une initiative conjointe entre le Ministère de l’Éducation et les
Communautés autonomes pour améliorer la formation académique des enfants et des
jeunes entre 3 et 16 ans. Le projet a pour but d’aider les jeunes à s’intégrer
en Europe. Cette initiative est actuellement testée dans certaines Communautés.
Il s’agit d’enseigner quelques matières du programme académique comme par
exemple les sciences naturelles, les sciences sociales ou la musique, dans une
langue étrangère, soit l’anglais, soit le français.
Dans les années à venir, le bilinguisme sera obligatoire. Toutes les écoles
primaires et secondaires devront enseigner une langue étrangère dès la première
année.
Par rapport à cette question, un certain nombre de professeurs sont
sceptiques concernant la possibilité d’application réelle et les effets
positifs. D’une part, des enseignants pensent que cette loi qui vise,
d’une façon ou d’autre, à améliorer l’éducation devrait prendre en
considération la difficulté de sa mise en application. D’autre part, le
bilinguisme commence à démontrer que non seulement les enfants ont du mal à
suivre un très grand nombre de disciplines mais qu’en plus leurs
capacités sont en état de surexploitation. Au fur et à mesure que
l’implantation du bilinguisme avance, les difficultés sont de plus en
plus nombreuses.
D’après de récents sondages pédagogiques publiés sur ce sujet, les avantages
du bilinguisme sont une réalité pour des millions d’élèves. De fait,
l’enseignement d’une langue étrangère donne aux jeunes la possibilité de
devenir bilingues, c’est-à-dire de pouvoir s’exprimer et penser sans
difficulté dans deux langues et de leur offrir des perspectives
d’enrichissement culturel inédites. Le bilinguisme présente de nombreux
avantages en ce qui concerne les capacités des jeunes. D’une part, le
bilinguisme est très positif puisque les enfants bilingues acquièrent
une plus grande flexibilité mentale. D’autre part, les enfants bilingues apprennent
plus facilement une nouvelle langue, quel que soit leur degré de motivation. De
plus, à l’égard du développement cognitif, le bilinguisme peut atténuer
les effets du vieillissement.
En résumé, le débat qui préoccupe aujourd’hui notre société en matière
d’éducation illustre bien l’importance de l’implantation d’une deuxième langue.
Pour moi, l’enseignement d’une langue étrangère devrait faire partie de
l’éducation de chaque enfant. Une langue, c’est une culture, une façon de
penser, une façon de voir le monde. Une langue est une ressource qui doit être
étudiée, utilisée et préservée parce qu’une langue permet une ouverture
d’esprit inégalable. L’étude des langues est l’étude de la vie, de l’histoire
et des coutumes des autres. La connaissance d’une autre langue peut non
seulement enrichir chaque contact que l’on peut avoir avec la société mais peut aussi améliorer notre développement cognitif. Quel que soit l’avenir de
l’éducation en Espagne, j’ai pris conscience de tous les bienfaits d’être bilingue.
En supposant que le bilinguisme puisse être positif pour les jeunes, ne
serait-il pas prioritaire d’identifier les principales causes du manque
de qualité de notre système éducatif ?
L'espoir
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